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À la suite de leur intervention et de celle de leurs collègues à l'AFE sénateurs UMP des Français de l'étranger, Nicolas
Sarkozy a écarté le principe d'une nouvelle taxe visant les résidences
en France des Français résidant à l'étranger et mis un terme aux
spéculations sur la question de la bi-nationalité - Les Français ayant la double nationalité, française et canadienne, sont donc assurés de la conserver.
Chronologie des événements ayant abouti à l'arbitrage
du Président Nicolas Sarkozy, le 18 juin 2011
Le 6 octobre 2010, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac,
député socialiste, déclarait vouloir « proposer un impôt sur le
revenu des Français qui travaillent à l'étranger ». Il reprenait
ainsi la proposition de Dominique Strauss-Khan, lors de la campagne présidentielle de 2007, proposition écartée par sa candidate, Ségolène Royal. Le 22 octobre 2010, le sénateur UMP Joëlle Garriaud-Maylam posait une question d'actualité à ce sujet au ministre Christine Lagarde. L'amendement de Jérôme Cahuzac fut défait. Toutefois, vos élus, Claire-Marie Jadot et Jacques Janson - vous assuraient dans leur Infolettre de janvier 2011 qu'ils resteraient vigilants.
Avant d'être étudié par le Sénat, le 21 juin 2011, le texte du Projet de Loi de finances rectificative (PJLFR) fut voté à l'Assemblée nationale, article 17 compris. Jérôme Cahuzac,
qui ne renonce pas facilement à ses intentions, ce qui peut donner une
idée de ce qui attendrait les Français de l'étranger si le candidat du
Parti socialiste était élu à la présidentielle de 2012, présentait un
amendement (amendement 804 à l'article 17 du PJLFR) visant à
créer une contribution de solidarité nationale due par les non-résidents
français. En passant, cela démontre, l'importance que revêtira
l'élection de 11 députés des Français de l'étranger, dont un pour
l'Amérique du Nord, en 2012. En effet, en pareille circonstance, les
députés des Français de l'étranger auraient pu faire entendre notre
voix.
Réaction de vos élus à
l'Assemblée des Français de l'étranger - Les premiers à monter au
créneau, mandatés par nous, vos conseillers de l'UMP et du Centre à
l'Assemblée des français de l'étranger, pour vous défendre furent les
sénateurs UMP André Ferrand, dès le 11 mai, et Joëlle Garriaud-Maylam, rapidement suivis par nos sept autres collègues UMP sénateurs des Français de l'étranger.
Le 20 mai, lors du bureau de l'AFE, à Paris, le président de la commission des Finances et des Affaires économiques, Marc Villard, reprenant la proposition de nos collègues de groupe Olivier Cadic et Daniel Ollagnier,
nous a présenté une résolution que nous avons votée à l'unanimité,
droite et gauche confondues, pour demander le retrait de la proposition
de Jérôme Cahuzac. Le même jour, les sénateurs UMP à l'AFE (dont Jean-Pierre Cantegrit, André Ferrand et Joëlle Garriaud-Maylam), écrivaient au Président de la République à ce sujet.
Le 5 juin 2011, les sénateurs UMP des Français de l'étranger présents à Paris ainsi que Geneviève Colot,
députée et présidente du groupe d'études de l'Assemblée nationale sur
les Français de l'étranger, ont été reçus par le ministre François Baroin et fait part une nouvelle fois de leur opposition à ce projet injuste pour les Français établis hors de France.
Le 14 juin 2011, les
neuf sénateurs UMP des Français de l'étranger ont déposé un amendement
visant à la suppression de l'article 17. Depuis, les trois sénateurs
socialistes des Français de l'étranger ont eux aussi déposé un
amendement similaire.
Le 16 juin 2011, nos
collègues sénateurs UMP des Français de l'étranger nous informaient
qu'ils seraient reçus, à leur demande, à l'Élysée, par le Président de
la République au sujet de la résidence en France des Français de
l'étranger.
Le 18 juin 2011, nos sénateurs émettaient le communiqué ci-dessous. Nous en profitons pour saluer le ministre Thierry Mariani,
qui était présent lors de cette rencontre décisive et qui a toujours
apporté son soutien aux Français de notre circonscription et à leurs
élus.
Le 19 juin 2011, Richard Yung, sénateur socialiste et membre du groupe de gauche à l'AFE, Français du Monde-ADFE,
avec fair-play, d'autant plus qu'en en octobre 2010, sa réaction
spontanée et celle des deux autres sénateurs socialistes à l'AFE, à la
proposition de Jérôme Cahuzac de créer un impôt sur le revenu des Français de l'étranger, avait été que « la proposition de Jérôme Cahuzac
n'est pas à écarter du revers de la main », écrit aux conseillers
de l'AFE « que les trois sénateurs représentant les Français
établis hors de France, appartenant à l'opposition et qui n'avaient pas
été conviés à la réunion du 18 juin à l'Élysée sur le doublement de la
taxe sur les résidences secondaires des non-résidents, se réjouissent de
l'arbitrage rendu par le Président de la République ».
Jacques
Janson
Claire-Marie Jadot
Conseiller à
l'AFE
Conseillère à l'AFE
Doyen des élus du
Canada
Membre de la commission des
Finances et des Affaires économiques
Communiqué des Sénateurs UMP des Français de l'Etranger
A l'initiative du
Président de la République, réunion de travail ce samedi 18 juin au
Palais de l'Elysée des Sénateurs UMP des Français de l'Etranger, en
présence du Ministre du Budget François BAROIN, du Secrétaire d'Etat
Thierry MARIANI, Secrétaire National chargé des Français de l'Etranger,
et du Conseiller politique Olivier BIANCARELLI.
Au cours de cette
réunion le Président a rendu son arbitrage - en accord avec le ministre
du Budget - sur l'article du projet de loi de finances rectificative
prévoyant une taxe sur les résidences secondaires des non-résidents. Nicolas SARKOZY a écarté le principe de cette nouvelle taxe.
Le Président nous a
rappelé lors des entretiens son attachement à la communauté française
expatriée. Il a particulièrement souligné l'importance de la prise
charge des frais de scolarité des jeunes Français scolarisés dans les
classes de lycée à l'Etranger.
Enfin pour ce qui est de
la question de la bi-nationalité, Nicolas SARKOZY a tenu à souligner
que certes certains avaient ouvert des réflexions mais que pour lui le
débat était clos et que l'on n'avait pas à revenir sur le sujet.
Paris le 18 juin 2011
Jean-Pierre CANTEGRIT, Christian COINTAT, Robert del PICCHIA, Louis DUVERNOIS,
Christophe FRASSA, André FERRAND, Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, Michel GUERRY,
Christiane KAMMERMANN
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